Le gouvernement sénégalais devrait allouer à la Fédération nationale pour l’agriculture biologique (FENAB) des Domaines agricoles communautaires (DAC), dans lesquels celle-ci s’attèlerait à préparer des jeunes à la pratique de l’agriculture écologique biologique (AEB), a suggéré son coordonnateur, Ibrahima Seck.
« Nous pensons que le gouvernement pourrait ou même devrait nous allouer des Domaines agricoles communautaires où nous allons former les jeunes qui y seront pour pratiquer l’AEB », a-t-il déclaré dans une interview parue dans l’édition de mercredi du journal Le Quotidien.
« Ce serait vraiment des écoles de formation en matière d’AEB. C’est extrêmement important », a dit Ibtahima Seck, faisant état d’une « avancée significative vers la transition écologique au Sénégal pour un développement durable ».
Le Programme des DAC est conçu par le gouvernement sous la forme d’agropoles pouvant mettre en valeur de grands domaines allant de 1 000 à 5 000 ha. Il compte créer plus de 300.000 emplois dans des domaines tels que l’aquaculture, l’agriculture et la chaîne de valeur de la transformation et de la commercialisation.
Les DAC sont destinés à favoriser l’insertion de jeunes ruraux, de diplômés d’écoles de formation (aux métiers de l’agriculture et disciplines connexes). Ils sont de même ouverts aux promoteurs privés désireux d’investir dans le secteur agricole.
Selon le coordonnateur de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique, les progrès enregistrés par le Sénégal pour l’avènement d’une transition écologique devant conduire au développement durable, se justifient par le fait que « la volonté politique commence à se manifester » dans ce domaine.
Il a aussi invoqué certaines initiatives des pouvoirs publics sénégalais, parmi lesquelles, leur décision de faire de l’agriculture le « levier » du développement économique du Sénégal.
Ibrahima Seck a également rappelé la tenue, en novembre dernier, à Dakar, d’une réunion régionale pour l’Afrique sur l’agro-écologie en Afrique sub-saharienne, qui visait à encourager le dialogue sur des bases scientifiques et les expériences de mise en œuvre de l’agro-écologie, en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).
« Nous pensons que le gouvernement commence à faire des pas en avant et nous souhaitons l’accompagner pour une véritable volonté politique, afin que l’AEB soit intégrée dans les politiques agricoles et dans les plans d’investissement mais aussi dans les projets et programmes du gouvernement », a commenté le coordonnateur de la Fédération nationale pour l’agriculture biologique.

BK/PON

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SENEGAL-AGRICULTURE: LA FENAB VEUT CONTRIBUER À LA FORMATION DES JEUNES DES DAC (COORDONNATEUR)

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